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Le hadjj auparavant


​​​​​ ​Les pèlerins portent les provisions, les armes et les cercueils

"Celui qui sort pour le pèlerinage est disparu et celui qui retourne est né de nouveau"


​Avant la fondation de l'État saoudien, le pèlerinage était un voyage dangereux, le banditisme a été propagé contre les pèlerins, c'est pourquoi, les pèlerins ne marchaient pas seuls mais toujours dans un groupe, pour les mauvaises conditions de sécurité et le désordre, et quand un homme décide de voyager pour le Hajj, ses parents et ses amis lui dit, "Celui qui sort pour le pèlerinage est disparu et celui qui retourne est né de nouveau", le pèlerin affronte des risques de tous les côtés, soit des bandits ou des catastrophes naturelles telles que les inondations et les pluies ou la rareté de l'eau ou les prédateurs qui le rencontrent durant son voyage, et, en plus, les redevances versées par les convois afin de leur permettre de passer.

 

 

 

La péninsule arabe était inondée dans le chaos et l'instabilité, elle était formée de petits émirats, tous ses visiteurs sont exposés au pillage, et les convois de pèlerins ont été les plus touchés par ce chaos, les brigands étaient insoucieux, de sorte qu'ils tuaient tous les pèlerins dans le convoi, les conditions des pèlerins étaient dominées par la peur et la panique - avant l'ère saoudien - dans la plupart de leurs temps de voyage, ainsi que la maladie, le stress physique et le vol qui atteigne le Haram.


Situations et horreurs

Ibrahim Refaat l'auteur du livre « Miroir des Deux Saintes » décrit la situation de sécurité à La Mecque au début du XXe siècle, que ceux qui veulent visiter la Montagne de Nour - qui est une montagne près de la Grande Mosquée ou se trouve la grotte " Hira" - doivent transporter assez d'eau avec eux, et qu'ils doivent être dans la forme de groupes, portant des armes pour se défendre contre les voleurs qui veulent voler leurs biens, une des images horribles qu'il a mentionné dans son livre, qu'il avait entendu un bédouin qui a tué un pèlerin et il n'a pas trouvé avec lui qu'une riyal, M. Ibrahim lui a dit: tu lui as tué pour une seule riyal? Il a dit avec un rire : le Riyal est mieux que lui »

 

 

 

Ibrahim a dit également que les autorités à ce moment-là se tenait sans bouger en face de ce chaos, en regardant les personnes et les pèlerins blessés de sorte qu'une " nuit, en arrivant de Mina à La Mecque, un combat s'est déclenché entre les Bédouins devant le Cabinet, et personne n'est réagi, malgré la mort de huit personnes».

 

Confirmant ce qui a été déclaré par l'auteur du livre "Le Miroir de Deux Saintes, Mohamad Tahir kurde mentionne dans son livre " L'histoire Fidèle à la Mecque et la Maison Sainte de Dieu", le déclenchement de nombreux litiges à l'intérieur du Haram pendant la saison du Hajj, et il a rappelé que dans le mois de pèlerinage de l'année 1326 Hj. Un combat s'est déroulé près de la région du Safa et la porte "Al wadaa", Les deux côtés ont échangé les tirs, et entraîné la mort de plusieurs militaires et civils.

Les Risques du Hajj n'étaient pas seulement les voleurs et les bandits, mais étaient aussi les routes des pèlerins qui ont été pleine de danger, des inondations et de la pluie, soit au sein de la péninsule arabe ou à l'extérieur, de sorte que certains pèlerins du Koweït préfèrent voyager par mer, pour le manque de sécurité sur la route dans la péninsule arabe, et cela malgré les difficultés du voyage par mer, de sorte qu'ils se rendaient à Pompéi puis à Djeddah via le Bahreïn, le Qatar, Dubaï et Bandar Abbas, Muscat, Karachi, puis naviguer par le navire à Pompée à Amman puis Mukalla et Aden et Berbera jusqu'à ce qu'ils atteignent Djeddah, et ils assumeront tous ses difficultés pour une période d'environ un mois pour éviter une les risques de Voyage terrestre.

 

Les pèlerins de la péninsule arabe souffrent comme les pèlerins venant de l'extérieur, quand ils se dirigeaient vers le Hajj, ils quittaient leurs terres, soit du sud ou de l'est, après le petit Baïram (Eïd al-Fitr) lors d'un voyage de deux mois par chameaux et à pied, et certains d'entre eux meurent sur le chemin avant d'atteindre la Mecque pour cause de maladie ou de morsures de serpents, et ils marchent en groupes par crainte des bandits.

 

 

 

Sûreté et sécurité

Cependant, la situation est devenue très différente, après l'entrée du roi Abdulaziz à la Mecque, sa première préoccupation était la sécurité et comment sécuriser la route de pèlerins, Chakib Arslan, le prince de l'éloquence qui a voyagé pour le pèlerinage en 1348 Hj dit : " si le régime saoudien n'a un avantage que cette sécurité qui a été répandue sur les vies et l'argent aux déserts du Hijaz et Nagd, qui ont devenue des régions plus sécurisées que les rues de métropoles européennes, cela était suffisant pour amener les cœurs et les langues pour faire son éloge », et il raconte comment son manteau est tombé de la voiture quand il était sur la route de Taëf et les gens qui passent voient ce manteau tombé sur le côté de la route et personne n'a osé le toucher, mais au contraire ils essayent d'éviter  de marcher sur le manteau, et finalement l'émir de Taëf a su l'histoire, alors il a envoyé une voiture de Taëf pour la recouvrir, et il a cherché son propriétaire et ils lui ont dit: "Nous, nous sommes allés à partir de là et probablement elle a chuté de notre voiture , le prince est venu pour la deuxième fois pour nous rendre visite et nous avons demandé : "Avez-vous perdu quelque chose en venant de la Mecque? Alors, j'ai demandé de mes accompagnants d'inspecter nos affaires, et ils m'ont dit que mon manteau noir est disparus, et nous n'avons pas fait attention à cette perte, nous lui avons dit: un manteau noir.

 

 

 

Chakib Arslan décrit l'intérêt du roi Abdulaziz en ce qui concerne la sécurité des pèlerins dans une scène qui le prouve en disant : Les convois de pèlerins de Djeddah à la Mecque est un fil ininterrompues et les chameaux marchant sous Alshqadf, et le roi était soucieux de la situation du pèlerin, il ne soulève pas son vue pour une minute des convois et il avertit le conducteur de ne pas accélérer sa voiture. Tout cela en crainte que sa voiture affecte ou blesse un chameau ou un employé, et ainsi le parrain garde ses propres sujets, sachant ses fonctions.

 

 

 

Pour prouver la prévalence de la sécurité et sa réalisation dans le pays des deux saintes, il a été mentionné dans le livre "Mes Vues dans le Hijaz" 1354 Hj., rédigé par Abbas Metwally, qui était un professeur de droit islamique à l'Université du Caire), qui décrit comment il a touché la sécurité dans les routes des pèlerins, en racontant que leur voiture a tombé en panne sur le chemin de la Mecque à Médine et il a dit: «Certains bédouins ont demandé la charité, l'un d'eux est venu me demander de charité, alors j'ai donné à plusieurs d'entre eux en prétendant la richesse, un d'eux m'avez dit: Donne-moi, pèlerin, je l'ai dit prenez ce que vous voulez de ma poche! Il a dit: soyez pitoyable, qu'est-ce que j'ai commis? Voulez-vous couper mes mains, non monsieur je ne demande rien, je l'ai dit: Nous sommes loin d'eux (il voulait dire le gouvernement), l'homme a insisté. Pour cela, j'ai répété les paroles de notre Seigneur Othman ben Affan, qu'Allah soit satisfait de lui (Dieu rapproche par la souveraineté, que par le Coran) et je lui ai donné ce que je peux, et nous avons resté à notre place jusqu'à la fin de la nuit, ils ont apporté au cours de laquelle de l'eau, le lait et ils nous ont aidé sans nous porter atteinte». Il dit: «le rétablissement de la sécurité de cette manière n'a pas été trouvé dans le Hijaz qu'après la mise en œuvre de la loi de Dieu, et l'établissement des limites du Dieu».

L'écrivain Ibrahim al-Mazini raconte dans son livre (Voyage au Hedjaz) des accidents significatifs sur la sécurité approuvé par le Roi Abdulaziz, en disant: "Le chemin de la Mecque a deux trajets: l'un pour les voitures et un pour les chameaux et les piétons, et les chameaux se déplacent en convois, transportant les diverses marchandises dans des sacs et des boites, avec un seul enfant qui est le gardien du convoi "..

Puis il raconte avec son style connu comment il a perdu son bâton dans la route de Djeddah à La Mecque, et tandis qu'ils se reposent dans Shimeisy, ils ont été surpris par la police qui demande si l'un d'eux a perdu son bâton, Mazani a répondu qu'il est le propriétaire, alors il lui a dit, qu'il a trouvé un bâton dans la route près du Roghama, Al Mazani a dit : «Je me souviendrai toujours que ma bâton a traversé la route entre Djeddah et La Mecque pour une heure complète et que les gens ont été debout des deux côtés, face à face sur leurs pieds, pour chercher le propriétaire" .

 

Pour démontrer l'absence d'exagération dans ce qu'il a racontée à propos de son bâton et la prévalence de la sécurité, il dit, «Nous étions sur la route si nous sommes arrivés à la gare et nous avions besoin de l'eau pour le refroidissement du moteur de la voiture qui bouillonne, en criant et demandant d'un des gens: nous voulons de l'eau, il ne bouge pas, mais il  dit, debout à sa place " voilà prend le " alors, le conducteur descend et prend ce qu'il veut, et quand nous avons demandé à propos de cette acrimonie, ils ont dit que cela de crainte qu'un étranger approche de la voiture et une affaire malheureusement soit perdue de la voiture, donc l'homme sera accusé de vol, et le voleur est sanctionné en lui coupant la main. C'est ainsi Ibn Saoud a sécurisé la vie et l'argent des personnes, même si les gens voient une chose tombée par terre, ils ne peuvent pas la toucher mais ils attendent jusqu'à ce que le policier arrive et c'est lui qui le prend pour la recherche de son propriétaire, et s'il ne trouve pas son propriétaire, il fait une annonce dans Umm al-Qura ou dans une rubrique intitulée " choses perdues ".

 

 

Les références :

  • Le Miroir de Deux Saintes, Ibrahim Pacha Refaat

  • L'histoire vraie de la Mecque et de la sainte maison de Dieu, Mohamad Tahir kurde

  • Les agréables Idées dans l'esprit du Pèlerin à la destination du plus saint trajet, Prince Chakib Arslan

  • Mes vues dans le Hijaz, Abbas Metwally

  • Voyage au Hedjaz, Ibrahim Abdul Qadir Al Mazani